KOPPA
VS.
L'ALLANT DE SOI !

dimanche 13 décembre 2015

Les abonnés du Messie

L'article suivant est à lire comme un genre de fanfiction** de la Bible. 

« Au commencement » 

Mais au « commencement »* de qui ? Car tout est relatif. 

# PAVÉS DÉJÀ FOULÉS :
Comme je l'exposais avec légèreté dans Rencontre avec les enfants cachés de Dieu, nous ne sommes surement pas la seule planète créée par Dieu !
« Levez la tête et regardez les étoiles, puis regardez encore, au-delà. Quand vous ne pourrez plus rien distinguez dans cette obscurité à force de plissez les yeux, imaginez ce qu'il y a derrière, encore plus loin : l'infini. Et pourtant, aucun mention de l'univers dans la Bible. [...] Pourquoi [Dieu] aurait-il [uniquement] créé une planète, laissant de côté l'énorme possibilité qui l'entourait ? » (Koppa, Rencontre avec les enfants cachés de Dieu -j'aime quand je me cite moi-même)
* dans la Genèse (cet article fait suite à l'article Le Messie écrit précédemment)
** fanfiction :  "récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent" (wikipedia)

# « DIEU ACHEVA AU SEPTIÈME JOURS SON OEUVRE » PUIS SEMA DES RADIS  :
Peut être que Dieu a créé notre planète en 7 jours, puis s'est ennuyé, puis à créé une autre planète, toujours en 7 jours, puis s'est à nouveau ennuyé, car Dieu est immortel, etc. Après tout, créer un monde, c'est comme cultiver des radis*, il faut : 
- semer les radis // Adam et Eve
- éclaircir les rangs // maladies, catastrophes naturelles, guerres, etc
- arroser régulièrement ;
- puis les récolter et les manger // Attendez... Dieu mange notre âme ?!
* en ce moment, l'onglet info-bible.org côtoie celui de jardiner-malin.fr
Bref, pas besoin d'être là tout le temps, surtout une fois les radis semés. Il en va de même pour l'humanité : pas besoin d'être là tout le temps (Dieu, ce grand absent) ! Le temps libre de Dieu est donc considérable : cela fait beaucoup de 7 jours ici et là pour créer d'autres planètes ! 

Résumons : nous partageons notre Dieu avec d'autres espèces extra-terrestres. C'est beau, j'ai l'impression que nous sommes tous frères et sœurs et que Dieu est notre maman féconde (là, ça devient dégelasse). 

Bravest Warriors

Deux questions se posent maintenant : 

# IRIONS-NOUS TOUS AU MÊME PARADIS ? 
Sans nous égarer dans la théologie, parlons seulement ici d'un paradis céleste comme demeure des âmes après leur mort. 
Ce paradis commun (vive la centralisation) serait finalement tout l'opposé de la Tour de Babel : Dieu, nous ayant rassemblés dans ce haut sommet, nous accorderait la compréhension au-delà de nos différentes langues ! 

# LES EXTRA-TERRESTRES AURAIENT-ILS LA MÊME APPARENCE QUE NOUS ? 
Nous atteignons un point hautement ironique dans cet article. En effet, cet article, proche d'un scénario de roman de science-fiction, se base sur la Bible (no comment) ; et je vais ajouter à cela une petite collaboration entre Darwin et la Genèse : 
1. On pourrait penser que les extra-terrestres nous ressembleraient car « Dieu créa l'homme à son image ». Pourquoi serions-nous des exceptions ? 
2. D'un autre côté, même si « Dieu créa l'homme [et les extra-terrestres] à son image », Darwin, dans l'Origine des espèces, nous explique que des espèces parentes, isolées l'une de l'autres, finissent par évoluer différemment. 
Ressembles ou pas, les deux se discutent donc, même si je préfère imaginer un arc-en-ciel de couleurs au Paradis. 

Bravest Warriors
.
« Bien sûr cet article est une blague (le commencer par la Genèse a du vous mettre la puce à l'oreille). Enfin, une blague intelligente tout de même puisqu'elle montre un autre point de vue sur une possible rencontre extraterrestre. » (Koppa, Rencontre avec les enfants cachés de Dieu - s'auto-citer devient vite une addiction)

vendredi 11 décembre 2015

Le Messie

 « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »

Ensuite, tout le monde connait le topo chrétien : Dieu créé les cieux et la terre, les saisons, les créatures aquatiques et les créatures ailées, les créatures terrestres, incluant l'Homme. Remerciez-moi pour ce résumé, j'ai failli mettre une partie entière de la Genèse (ça fait toujours bien de citer la Bible, même chez les athées -c'est comme citer Nietzsche) !


Bref, arrêtons-nous là et imaginons autre chose. En fait : 
N'IMAGINONS RIEN.
Un Dieu. 
Une Terre. 
Des Hommes. 
Et Rien. 


Actuellement, ceux qui croient en Dieu pensent qu'il existe une vie après la mort. 
Maintenant, imaginez que Dieu nous donne des signes de sa présence et des signes tellement concrets que même moi je ne pourrais pas mettre en doute son existence (hologramme géant dans le ciel, message sur la lune, mystérieux programme spécial à la télé, etc) ; mais que, dans un message : 
1. Il nous informe qu'il est le créateur que tout cela ; 
2. Qu'il nous a donc en effet donné la vie ; 
3. Mais que rien ne nous attends après. 
Ni Enfers, ni Paradis, ni Réincarnation, aucune âme éternelle, aucune mémoire que le temps ne saurait effacer, Rien. Arthur, c'est la crise ! 

La vie ne serait plus UN MOYEN d’accéder a une condition meilleure (la récompense) mais UNE FIN EN SOI. Certains humains croient déjà qu'il n'y a rien ensuite, mais ils sont tout de même minoritaires. Si tout le monde en avait la certitude, nous serions dans un sacré merdier. 


Bien sûr, cet article ne mène à rien. Oui, le titre en lui-même est une blague pour qui connait la vie des koppas sauvages. Bravo ! Vous avez reconnu les gravures de Gustave Doré. Je sais, un article qui commence par la Genèse n'est jamais sérieux !
Mais quand même, ça fait réfléchir : votre vie est un un moyen ou une fin ? Ne faudrait-il aimer d'avantage un Dieu qui ne nous promet rien de plus que nous-même ?
Conclusion : Dieu est un troll. 

dimanche 29 novembre 2015

Le dilemme de l'habile ou Pascal et le Nutella

Résumé personnel Sellier 124-126 des Pensées de Pascal

Revenons sur l'article précédent Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie] (dont est tirée l'illustration ci-dessus) dans lequel j'élargis l'idée de Pascal sur le peuple/les demi-habiles/les habiles à la société actuelle, et plus précisément aux normes esthétiques (et encore plus précisément à l'épilation). 

Après avoir pris comme exemple de l'épilation, je concluais en exposant le dilemme de l'habile : 
- rester un habile et fermer les yeux (parce que c'est mieux pour la société -guerre civile !) ;
- se révolter et devenir un demi-habile (parce que c'est mieux pour le respect de soi -justice !).

« Le plus grand des maux est les guerres civiles » (Laf. 94, Sel. 128)

Pascal avait peur de la guerre civile mais Pascal ne vivait pas à la même époque que nous. Nous sommes tous, dans certains domaines (je reprends Pascal à ma sauce) des habiles (à part quelques ignares et les enfants de moins de 6 ans -je surestime peut être l'humanité). 

Prenons l'exemple du Nutella : après la polémique déclenchée par Ségolène Royal*, plus personne ne peut ignorer (s'il fallait attendre ça...) un fait bien concret qui est que Nutella = huile de palme = déforestation = mauvais**. Pourtant : 
« Chaque seconde, on mange 2,7 kilos de Nutella, soit 230 tonnes de Nutella par jour en France. Autrement dit, chaque année il se consomme 84 000 tonnes de Nutella dans l'hexagone, 26% du total mondial ! » (Consommation de Nutella en France)
« Chaque seconde, 9,5 kilos de Nutella sont engloutis par les consommateurs dans le monde, soit 300 000 tonnes par an. [Qui] pourtant [est] composé à 60% d'huile de palme et de sucre [...]. » (Consommation de Nutella dans le monde)
Les habiles connaissent ce raisonnement (ainsi que le suivant : Nutella = 60% d'huile et de sucre = mauvais pour la santé) mais cela n'empêche pas les ventes de continuer. 

Alors que les habiles, dans les Pensées de Pascal, respectaient l'ordre politique et social en place dans l’intérêt commun, les mangeurs de Nutella, habiles par leur savoir, ne respectent l'ordre économique mondial que dans leur propre intérêt dérisoire : manger du Nutella. 
Les multinationales ont remplacé la noblesse. 

La question du savoir et de ses responsabilités se pose alors. Bonne chance

* premier nom politique à apparaître sur mon blog (si mes souvenirs sont bons). 
** cependant attention aux idées reçues (j'ai moi aussi été surprise) : je vous laisse vous renseigner sur l'encyclo-ecolo (dommage, cependant, pour le manque de références directes -ce qui n'empêche pas de réfléchir). 

Illustration de la crème de l'iceberg (parce que crème = dessert = cerise)
Collage Julie Morel et Canopé

Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie]

Yolo les asticots !

Choses promises, choses dues. Après un Nouveau départ (quel jeu extraordinaire sur le titre !), me revoilà pour la deuxième partie de Un blog, Pascal et un rasoir ! Deuxième partie qui aurait dû sortir il y a quelques temps déjà mais un accident inexplicable a retardé la chose. Le voila donc tout nouveau tout neuf, motivé par une soirée bien arrosée ! 


DEUXIÈME PARTIE



Désolé les pupes, mais il va falloir commencer par du lourd : le peuple, les demi‑habiles et les habiles selon Pascal*. Quoi ?! Pascal parle de la dernière technique de l'épilation au laser et de la douceur de la pâte au sucre dans Les Pensées ? Non. Mais alors pas du tout. 

* En réalité, nous ne suivrons pas les pensées de Pascal jusqu'au bout puisque nous n'aborderons pas le côté religieux de la question (avec les dévôts et les chrétiens parfaits).
« Gradation. Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi‑habiles les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. » (Les Pensées de Blaise Pascal, [LG 83 / Laf 90])

Pascal propose ici trois catégories :
  • LE PEUPLE : « Le peuple représente le degré [...] de la naïveté [...] : il croit fermement que les lois de son pays sont essentiellement justes (en général il n’en connaît pas d’autres), et que les "personnes de grande naissance" sont d’un caractère véritablement supérieur à la masse. »
  • LES DEMI-HABILES : « les demi‑habiles sont des "esprits déniaisés", qui ont compris qu’entre être et paraître il n’y a pas de liaison nécessaire. [...] Mais le demi‑habile en conclut immédiatement qu’il faut mépriser les grands de naissance, puisque leur valeur n’est pas nécessairement à la hauteur de leur situation. [...] En fait les demi‑habiles ne sont qu’à moitié habiles, parce qu’ils ne voient qu’un côté du problème : ils ignorent ou ne veulent pas savoir qu’ils ne valent souvent pas mieux que les grands qu’ils méprisent, ou que les lois prétendument justes qu’ils veulent établir sont tout aussi arbitraires que celles qu’ils veulent supprimer. »
« Il faut avoir une pensée de derrière, 
et juger de tout par là, en parlant cependant comme le peuple. » (LG 84 / Laf 91)
  • LES HABILES : « Les habiles ont en commun avec les demi‑habiles de dissocier l’être et l’apparence : ils savent eux aussi qu’il n’y a pas de rapport entre la situation sociale et la nature personnelle des grands. Mais ils n’en concluent pas pour autant que ceux-ci sont méprisables. Leur pensée est plus complexe. [...] Ils gardent donc pour eux le jugement qu’ils font des grands, [...] et sans considérer les princes comme naturellement supérieurs, [...] ils accordent aux grands de naissance les marques de respect social que demande leur condition, mais sans y attacher d’estime intérieure. [...] Cette attitude est inspirée par l’intérêt bien compris : l’attitude des habiles, contrairement à celle des demi‑habiles, tend à préserver l’ordre social en place, afin d’éviter les guerres civiles. »
« Le plus grand des maux est les guerres civiles. » (LG 87 / Laf 94)



Vos petits yeux ébahis !

Déjà ce n'est pas l'air folichon et en plus quel est le rapport avec l'épilation ? Aucun directement : nous allons réfléchir par analogie. Et si nous imaginions que "les personnes de grande naissance" = l'épilation ! 
« Le peuple honore l’épilation. Les demi‑habiles la méprise, disant que cette pratique esthétique n’est pas inhérente à la société, mais un hasard. Les habiles l'honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. »
Alors :
  • LE PEUPLE : ne pense pas (j'ai fait court pour ne pas faire insultant). 
  • LES DEMI-HABILES : ont compris que l'épilation est une pratique dégradante imposée par la société et la méprise. 
  • LES HABILES : ont compris que l'épilation est imposée par la société et s'épilent quand même (pour éviter la guerre civile).

Maintenant, un petit interview de vous à moi par moi :

VOUS : Je m'épile, je ne vois pas ce que je fais de mal. Pourquoi te retiens-tu de m'insulter ? 
KOPPA : Peuple, réfléchissons et soyons francs : l'épilation n'est pas un acte naturel (puisque autrement vous admettez qu'une femme ne peut être belle par nature) ni un acte de bien être (en fait, c'est de la mutilation -cf. déf. du cnrtl : "ablation accidentelle ou volontaire, retranchement d'un membre ou d'un organe externe qui cause une atteinte grave et irréversible; résultat de cette action"). 

VOUS : N'est-ce pas exagéré de parler d'une guerre civile ? 
KOPPA : Si. Mais Pascal m'a toujours fait rire avec sa guerrecivilophobie (même si en fait ce n'est pas drôle) alors j'ai décidé de garder cette partie pour l'article. 
Je tiens quand même a préciser que certains ont réfléchis au lien entre le patriarcats et l'épilation féminine. 

VOUS : Mais alors... Vous êtes une demi‑habiles ? 
KOPPA : Malheureusement, mon cas est également perdu. Mon regard esthétique s'est déjà formé : je réfléchis mais je ne fais rien (je suis une habile à tendance flexi-demi). J'espère que notre génération prendra conscience du mal que nous nous faisons et que la prochaine génération sera formée de demi‑habiles, prêtes à renverser l'ordre esthétique.


Pour aller plus loin (et devenir au mieux une demi-habile, au moins une habile) :

Nouveau départ ? Roberta et la transexualité

Salut les poneys ! 

Aujourd'hui, après une absence de plus d'un mois, j'ai décidé de reprendre doucement ! En effet, l'article sur les pratiques sexuelles buccales (c'est toujours mieux que "orales") semble avoir fait de moi une source d'interrogations possible (sous-entendu : les gens ont compris que j'avais du temps à perdre) pour cogiter sur des questions exceptionnelles (paradoxale). 

La question du jour nous vient de Apple Bloom ! : « Si un homme homosexuel change de sexe et devient une femme, peut-on dire qu'il est devenu hétérosexuel alors qu'il n'a pas changé de sexualité ? »

Pour comprendre pourquoi la question peut se poser, il nous faut examiner deux points de vue : celui d'une personne externe à la situation qui associe genre biologique et identité sexuelle* (un pénis = un homme ; un vagin = une femme) et celui du vécu. 

* Toute cette histoire de vocabulaire est compliquée (sauf pour les spécialistes et autres TPE). Je vais essayer de ne pas faire d'erreurs en manipulant les termes (en bref, je vais les utiliser le moins possible) ou dans mon raisonnement !

POINT DE VUE EXTERNE
SANS LA DIFFÉRENCIATION DU SEXE DE NAISSANCE ET ET L’IDENTITÉ SEXUELLE 

ILLUSTRATION 1
Pour bien différencier les deux illustrations, j'ai décidé d'y aller à fond dans le cliché bleu/rose.
Les bois de cerf, c'est juste l'inspiration. 

Robert (notre sujet) aime Van Dyck, hipster de profession (qui n'a pas de barbe mais une moustache -absolument pas en accord avec son nom) [ill. 1]. 
Robert, mâle aimant un autre mâle, est donc homosexuel ("qui éprouve une attirance sexuelle pour des individus de son propre sexe"). Lorsqu'il changera de sexe pour devenir Roberta (tout en continuant à aimer Van Dyck), il ne serait donc plus homosexuel mais hétérosexuel. Il y aura donc bien un changement de sexualité [ill. 2]. 

POV DE R. 

Maintenant, mettons nous à la place de Robert. Robert n'a-t-il pas toujours été Roberta ?

ILLUSTRATION 2

Pour Roberta, on passe de l'illustration 2 à... l'illustration 2 ! Bref, quelque part, puisque Roberta a toujours eu le sentiment d'être née dans le mauvais corps à la naissance, elle n'a jamais été homosexuel. 

J'espère que notre joyeux couple vivra heureux malgré le profond trouble d'identité de Van Dyck (renseignez-vous sur sa moustache). 

*

Voila les poneys ! 
S'il y a des Robert-a ou des hipsters dans l’assistance, 
faites-vous vous connaitre et partagez votre expérience ! 

mercredi 14 octobre 2015

Insultes rares et précieuses

Ne m'étant pas encore assez remise de la disparition d'un article sur Pascal pour le réécrire, j'ai pensé qu'un article spécial automne serait le bienvenu ! Parce que, moi aussi, j'aime la beauté miraculeuse des forêts lorsque le mois d'octobre vient faire des taches jaunes et rouges de mille nuances sur le feuillage des arbres. Oui, c'est bien la splendeur de cette agonie de couleurs vives et tendres, si émouvante, qui m'a inspirée !*
Vous connaissez mon amour pour les insultes, voici donc une suite spirituelle à Comment insulter votre partenaire domestique ?

Illustration du Traité de la pierre philosophale de Lambsprinck.

«Ankylostomeflavescent mangeur de vieilles dames ! »

║▌ankylostome: ver parasite intestinal
║▌flavescent: qui tire sur le jaune
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Ver parasite intestinal qui tire sur le jaune, mangeur de vieilles dames ! »

«Eschatologistemortaillable renifleur de petits animaux morts ! »

║▌eschatologue: doctrine relative aux fins dernières de l'homme et à celles de l'univers, telles qu'elles s'accomplissent depuis des siècles
║▌mortaillable: se dit d'un serf dont l'héritage revenait au seigneur
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Chercheur des fins dernières l'homme et l'univers dont l'héritage reviendra au seigneur,** renifleur de petits animaux morts ! »

«Décubitusscapiforme』 pétrisseur de bouse de vache ! »

║▌décubitus: position du corps d'un homme ou d'un animal lorsqu'il repose sur un plan plus ou mois horizontal
║▌scapiforme: dont la tige ressemble à une hampe
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Corps positionné sur un plan plus ou mois horizontal dont la tige ressemble à une hampe, pétrisseur de bouse de vache ! »

«Escafignoncalcéoliforme voleuse de caniches nais ! »

║▌escafignon: sorte de chaussure qu'on portait à l’intérieur des chaussures ou des bottes
║▌calcéoliforme: qui a la forme d'un petit soulier
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Sorte de sous-chaussure qui a la forme d'un petit soulier, voleuse de caniches nais ! »

«Melolonthegrissolent mâchouilleur de dentier ! »

║▌melolonthe: genre d'insecte coléoptères
║▌grissolement: chant de l'alouette
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Genre d'insecte coléoptères au chant de l'alouette, mâchouilleur de dentier ! »

«Uranographeépulotique tripoteur de teckels ! »

║▌uranographe: chercheur d'une science qui a pour objet l'étude et la description du ciel
║▌épulotique: se dit d'un remède qui favorise la cicatrisation
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Chercheur qui regarde le ciel favorisant la cicatrisation tripoteur de teckels ! »


«Dipsomaniaquemacroglosse』 mangeuse de vieilles dames ! »

║▌dipsomaniaque: personne qui a une propension morbide à s’enivrer
║▌macroglosse: qui a une langue très longue
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Personne à propension morbide à s’enivrer qui a une langue très longue mangeuse de vieilles dames ! »

«Koalinisationcrinale』 renifleuse de petits animaux morts ! »

║▌koalinisation: transformation des roches granitiques par altération du feldparth sous l'action des eaux
║▌crinal: qui est de la grosseur d'un crin
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Roche granitique en transformation qui est de la grosseur d'un crin renifleuse de petits animaux morts ! »

«Hippocastanacéehypocarpogée pétrisseuse de bouse de vache ! »

║▌hippocastanacée : plante de la famille du marronnier d'Inde
║▌hypocarpogé: se dit des plantes dont les fruits mûrissent sous terre
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Plante de la famille du marronnier d'Inde qui mûrit sous terre pétrisseuse de bouse de vache ! »

«Cucurbitesacchologue voleuse de caniches nais ! »

║▌cucurbite: partie inférieure de l'alambic qu'on introduit dans le fourneau et où l'on met la matière à distiller
║▌sacchologue : qui étudie le sucre
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Partie inférieure de l'alambic qui étudie le sucre voleuse de caniches nais ! »

«Tartuffiterhodoleuque mâchouilleur de dentier ! »

║▌tartuffite : bois fossile qui répand une odeur de truffe
║▌rhodoleuque : qui est de couleur blanche mêlée à du rose
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Bois fossile qui est de couleur blanche mêlée à du rose mâchouilleur de dentier ! »

«Variolite infundibuliforme tripoteuse de teckels ! »

║▌variolite : roche de cristallisation, constituée par une pâte de pétrosilex de diverses couleurs, renfermant des noyaux shpéroïdaux, dont la couleur diffère selon la pâte
║▌infundibuliforme : qui a la forme d'un entonnoir
VOUS VENEZ DONC D'INSULTER QUELQU'UN DE : « Roche de cristallisation qui a la forme d'un entonnoir tripoteuse de teckels ! »


* rendons à César ce qui est à César, ou plutôt à Louis Hémon, car il s'agit en réalité (plus ou moins) de sa description des bois d'automnes dans le chapitre VIII de Maria Chapdelaine. 
** un chercheur renifleur de petits animaux morts ou un seigneur renifleur de petits animaux morts ? Toute la différence tient dans une virgule !
Pour aller plus loin : le générateur d'insultes et Dictionnaire des mots rares et précieux de la collection Domaine français crée par Jean-Claude Zylberstei. 

VOUS PARAÎTREZ INTELLIGENT-E LE TEMPS D'UNE INSULTE !

dimanche 20 septembre 2015

Les dernières frasques sexuelles de l'impossible juste

Je sais. A nouveau. L’impossible juste, tel Freddy Krueger*, ne peut s'empêcher de venir hanter nos cauchemars (mais qu'a-t-on fait pour que cela arrive ?) ! C'est ainsi qu'après mon premier article sur lui, Le végétarien ou l'impossible juste, j'avais été prise d'une frénésie destructrice et vengeresse de justice et avais tout mis en oeuvre pour vous révéler la vérité. Bien que je m'étais promise de ne plus parler de l'impossible juste (c'est faux) mais le voici qui réapparaît (en comparaison, il y a bien eu un remake du film Les Griffes de la nuit) ! 
* Je vous parle bien ici des nombreux films avec Robert Englund.

Je tiens tout d'abord a remercier Applejack et Rainbow Dash (anonymat préservé) d'avoir évoqué cette charmante question (ci-dessous), un midi, au cours d'un pique-nique.

Générique de Masters of Sex

LES VÉGÉTARIENS PEUVENT-ILS AVALER LORS
DE PRATIQUES SEXUELLES BUCCALES ?
J'utiliserai des mots latins dans cet article pour vous montrer l'étendue de ma connaissance en terme de choix des langues sur wikipédia scientifique et pour donner l'apparence d'un article sérieux (qui n'utilise pas la méthode HBO : un scénario, du sexe, du sang - j'ai été tenté de mettre du sang à la fin de cet article... gratuitement. Edit : fait). 
Cette question repose sur deux éléments : la définition même de ce qu'est le végétarisme et le mouvement antispécisme qui l'accompagne. Avez-vous appris votre leçon ? Si ce n'est pas le cas, revoyons ensemble vite fait ces deux éléments (wikipédia et son remarquable esprit de synthèse) : 
Le végétarisme : « [...] est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale pour des motivations diverses. »
L'antispécisme : « [...] s'oppose au spécisme qui place l'espèce humaine avant toutes les autres. »

En réfléchissant un peu, on comprend ce qui turlupine certain-e-s végétarien-nne-s ! En effet, l'effusum vaginale et l'eiaculatum étant des liquides biologiques animals (donc humains compris) expulsés du corps lors de l'éjaculation, les végétariens pourraient les exclure de leur régime alimentaire au même titre que la chair. 

En réfléchissant encore, plusieurs questions apparaissent. En effet, peut-on considérer l'effusum vaginale et l'eiaculatum comme de la chair animale ? La question de manger ou non des liquides biologiques expulsés lors de l'éjaculation ne s'est sans doute jamais poser pour les animaux non-humains. 
De plus, le régime végétarien est en parti basé sur les produits laitiers parce qu'ils ne nécessitent pas la mise à mort d'un animal, au même titre que la consommation d'effusum vaginale ou d'eiaculatum. 

Je conclurai cette partie en disant que la pratique de la fellatio ou du cunnilinctus est sans risque pour l’éthique végétarienne. 

Générique de Masters of Sex

LES VÉGÉTALIENS PEUVENT-ILS AVALER LORS
DE PRATIQUES SEXUELLES BUCCALES ?

TOUT se complique lorsque l'on parle des végétaliens. 
A la différence du végétarisme, le végétalisme : « [...] exclut les produits et sous-produits d'origine animale (viandes, poissons, crustacés, mollusques, gélatine, œufs, lait, miel, etc) ». En bref, tout ce qui serait issu de l'exploitation d'un être vivant (dont l'homme - cf. l'antispécisme).

Laissons de côté le côté écologique (et/ou religieux) de la question qui ne nous avance pas pour nous concentrer à nouveau sur l'éthique : la question de l'exploitation. Parce que ce n'est qu'en s'interrogeant sur cette notion que nous parviendrons à répondre à cette épineuse question. 
En effet, en creusant un peu, on se peut arriver à la conclusion que le régime végétalien vient d'un refus d'un rapport de force entre les être vivants (pouvant conduire à la mort d'animaux non-humains) établi par les conditions d'élevage.
Le végétalisme est la conséquence logique de ce refus : il y a une réflexion éthique avant le choix alimentaire. En d'autres termes : un végétaliens n'est pas d'abord quelqu'un qui ne consomme aucun produits et sous-produits d'originale animale mais une personne qui a mûrit ses motivations.

Dans le cas où les végétaliens refuseraient d'avaler l'effusum vaginale et/ou l'eiaculatum pour des raisons purement végétaliennes, on peut en conclure qu'ils considèrent les rapports sexuels (aboutissant généralement à l'éjaculation) comme une exploitation qu'ils ne peuvent cautionner moralement.
Si les végétaliens ne peuvent cautionner moralement l'exploitation des Hommes qui aurait pour but de produire de l'effusum vaginale ou de l'eiaculatum (est-ce que je viens vraiment de dire ce que je viens de dire ?) alors je suppose qu'ils ont dit adieu à la position de la salade (équivalent du lotus - je sors) pour passer à l’abstinence (deuxième option : vivre dans le remord).

Bref, cette question aboutie rapidement à un cul-de-sac (je sais que certain-e-s vont quand même continuer à se torturer pour ça) et puis sérieusement : est-ce vraiment important ?

Je pense que les végétaliens qui continuent de se retourner le cerveau sur cette question sont psychorigides (mon verdict est tombé) : des obnubilés l'antispécisme. Élevant cette notion au rang de sainte loi rigide de leur régime de vie, ils en oublient qu'ils n'entretiennent pas les mêmes rapport avec les hommes et avec les animaux*. 
* les végétaliens zoophiles sont des cas à part puisque, à l’instar des végétaliens violeurs, ils contredisent le principe d'exploitation des autres animaux (humains ou non humains). Je vous renvoie à mon propre article : Votre compagne/on est-elle/il zoophile ?
Je conclurai donc cette partie en disant que végétariens et végétalien-ne-s peuvent s'en donner à cœur joie avec la pratique de la fellatio ou du cunnilinctus

Fried Green Tomatoes
- ah... Ces sanguinaires beignets !

Voila les poneys ! (C'est toujours mieux que « voila les filles (。◕‿-。)✿ ! »)
J'attends maintenant vos réactions et vos témoignages !
- Je rigole (a propos de cette dernière phrase, de l'article et même du blog en général - Youhou !). 

dimanche 13 septembre 2015

Un blog, Pascal et un rasoir [première partie]

AVANT PROPOS

Au commencement, il n'y avait que des ténèbres à la surface de l'abîme* qu'un seul article : une seule réflexion articulée autour de son idée principale et de sa genèse**. Mais finalement, cette dernière étant assez développée (on pense toujours plus rapidement que l'on écrit), j'ai préféré couper l'article en deux : la première partie, la genèse, sera donc centrée sur la question du blog dans une démarche épistémologique (je déconne, je n'ai jamais -même avec une définition sous les yeux- réussi à utiliser ce mot correctement) ; la seconde, l'idée principale, réunira Pascal et l'épilation (ça à l'air folichon dit comme ça, n'est-ce pas ?). 

* lol
** lol filé

J'aime les singes, j'aime l'Univers, j'ai donc mis les deux pour illustrer cet article (plus ou moins en rapport avec mes propos).
Il n'a pas de nez. Comme Voldy. 

PREMIÈRE PARTIE

Il n'y a pas longtemps je discutais avec une camarade à propos des blogs à partir de questions basiques : qu'est-ce qu'un blog ? Pourquoi un blog ? Beaucoup de blogueuses considèrent leur blog comme leur "espace personnel" ou encore leur "défouloir". 

Une première contradiction saute aux yeux. En effet, mis à part les cas particuliers, les blogs sont libres d'accès. Nous avons donc affaire à des espaces personnels ouverts (et sur des serveurs publics). Qui plus est, je ne sors pas cette idée "d'espace personnel" de nulle part puisqu'elle me vient des plateformes de partage entre blogueuses types Hellocoton (le lotus éclot dans la boue). 
Récapitulons : les (certains) blogs seraient des espaces personnels ouverts et mis en avant... La logique devient dure à suivre

Prenons l'idée suivante : celle du "défouloir". C'est un terme que l'on retrouve pas mal sur la blogosphère (avec celui -agaçant au plus au point *- d'univers). Partons de la logique toute simple qu'un défouloir doit défouler (applaudissez) donc il doit y avoir une tension qui ne peut pas être exprimée IRL. 
Bon, je ne vais pas faire du cas par cas ni m'attarder sur des blogs types parce que ce serait sûrement juger trop vite toutes ces blogueuses victimes d'elle-même de la société des injustices de la vie. 

* l'expression "mon univers" pour décrire son blog est bien pensée (poétique même) mais la voir dans toutes les descriptions est lassant, c'est comme le premier monochrome (le Carré blanc sur fond blanc de Malevitch) : c'était sympa, après, ça l'est devenu moins (pour un non initié dans le cas de la peinture). 

Trou noir représenté dans Interstellar. 

Bref, ne généralisons pas et parlons de ce que nous savons... C'est un nous de majesté : MOI (le nous de majesté à laissé place au "moi" en majuscule -mais en petit-... Il semblerait que j'ai une haute estime de moi-même en ce moment). 
Car oui, derrière cette première critique des autres se trouve une remise en cause : après avoir grommelé contre l'idée (parfois/souvent) ridicule d'un "défouloir", je me suis demandée si mon blog, dans le fond, n'en était pas aussi un. Mon blog exprime-t-il une tension que je ne peux pas ou que je n'arrive pas à manifester dans la vie de tout les jours ? (Vais-je enfin avoir une révélation ?)

Le terme "défouloir" est en réalité, selon moi (je prends beaucoup de pincettes aujourd'hui), fourre-tout (cf. l’illustration ci-dessus). Non, je n'ai jamais dit directement à quelqu'un que « l'Univers n'a[vait pas] essayé de [le] différencier de [son] chien » (fameuse tension IRL) mais cela pourrait arriver. Par contre, il y a en effet des sujets que même sur mon blog je ne traite que par allusions parce que : 
1. se sont des sujets délicats dans notre société qui nous touchent tous personnellement ; 
2. je fais mes articles selon ce que j'ai en tête.

Cette question ne m'a donc pas conduit à une révélation existentielle. Pourtant, grâce à elle, j'ai changé un chouilla la présentation de mon blog pour le rendre plus badass punchy crunchy combatif avec l'inscription "KOPPA VS. L'ALLANT DE SOI" (je compte donner un avatar à ce dernier -un jour) parce que j'ai compris que c'était ce qui réunissait tout mes articles (en plus de me mon style issu d'une personnalité hors du commun je vais m'arrêter là avec l'autocomplimentation pour aujourd'hui)

Nous voila rendu à la fin de cet article à imitation stream of consciousness et nous avons abordé la partie "un blog" du titre. Qu'en est-il alors de "Pascal et un rasoir" et comment cela peut-il s'annoncer comme la suite ? "Pascal et un rasoir" va parler, comme je l'ai souvent fait, des normes esthétiques de notre société et pour une (des) fois, on pourra dire qu'il s'agit d'un article "défouloir" puisque, de façon générale, les gens sont trop "bracs" pour en parler. 


(le bel article qui, une fois fini et en attente, s'est supprimé tout seul)

jeudi 27 août 2015

Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Princesse sans Prince

« Quelle place est assignée aux filles ? » se demande Sandra Rieunier-Duval dans l'instroduction de Publicité, dessins animés : quels modèles pour les filles ? un article de Nouvelles Questions Féministes « Quel visage "moderne" est donné au sexisme ? Quels modèles proposent les héroïnes ? »
C'est à travers ces questions que je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi j'ai regardé les 5 saisons de My Little Pony (il faut bien ça pour se justifier) en deux articles. 
En effet, dans un premier temps, je m’intéressai aux modèles proposés par les héroïnes (comme vous pouvez le constater, je suis parfaitement les interrogations exposées ci-dessus), puis je me focaliserai sur Spike, le personnage masculin principal de ce dessin-animé, pour essayer de comprendre s'il n'est pas écho à la condition des femmes au XXème siècle. 


« QUELS MODÈLES PROPOSENT LES HÉROÏNES ? »

Je pense que la réponse se trouve dès le générique (stratégique). En effet, celui-ci présente les caractéristiques des ponettes principales : intelligente/curieuse, courageuse, joyeuse, innocente, forte et gentille. 
♪♫ TWILIGHT SPARKLE - Je me demandais ce qu'était l'amitié
Puis avec moi vous l'avez tous partagé :
RAINBOW DASH - De grandes aventures
PINKIE PIE - Pleines de joie,
RARITY - Un immense cœur pur,
APPLEJACK - Et fort à la fois
FLUTTERSHY - Un brin de tendresse,
TWILIGHT SPARKLE - Ce n'est pas bien complexe
Un tour de magie et c'est parti !
/L'amitié est la magie qui nous unit !/ ♪♫
Ce mélange de qualités basiques (Un immense cœur sprantanquant ♪♫ ?) fait écho aux propos de Sandra Rieunier-Duval lorsqu'elle dit : 
« Certains personnages semblent définitivement catalogués comme ringards. Ainsi des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates (La Belle au Bois-Dormant, Cendrillon…), ainsi des jeunes filles bien élevées, promptes à materner le tout-venant (Blanche-Neige, Wendy dans Peter Pan…). Le temps est aux héroïnes qui agissent et qui pensent: Mulan à la guerre, Jane dans une expédition scientifique. Leur intelligence est un élément clé du personnage, alors que ce n’était jamais le cas précédemment. Voilà des personnages de filles qui semblent aussi débarrassés des scories habituelles d’une féminité caricaturale : elles ne sont pas ridiculement peureuses, ni absurdement coquettes ou capricieusesElles n’ont plus rien de passif non plus, et 『elles savent se défendre』. [...] En fait, l’une des principales nouveautés réside dans l’abandon d’une sorte d’idéalisme mièvre qui faisait des héroïnes des êtres toujours gracieux, souriants et calmes. Les filles ont gagné le droit à l’inélégance. »

Le groupe principal de My Little Pony est composé de six ponettes (deux poneys terrestres, deux licornes et deux pégases) très différentes les unes des autres et dont les caractères s'opposent. Ainsi on peut opposer TWILIGHT SPARKLE et PINKIE PIE sur le séreux avec lequel elles font face aux événements ; RAINBOW DASH et FLUTTERSHY pour l'expression de leur courage   ; APPLEJACK et RARITYsur le thème de la féminité.  

Dès le premier épisode, c'est la curiosité intellectuelle (la lecture de ses livres l'histoire) qui va mener TWILIGHT SPARKLE à Ponyville. Elle tentera d'arrêter la jument Séleniaque en utilisant les éléments d'harmonie* et sauver Equestria. Elle finira par habiter dans la bibliothèque. Je crois que le message est assez clair : elle "pense et agit".

Cependant, TWILIGHT SPARKLE ne vient pas de son plein gré à Ponyville mais y est envoyée par la Princesse Célestia pour se faire des amies. Elle rencontre donc plusieurs ponettes comme RAINBOW DASH , un ponette sportive, vantarde et courageuse. Elle représente selon moi le ponette (à remplacer par "femme") libre de toutes obligations (bien qu'elle ait un travail, elle l’exécute toujours très rapidement grâce à ses capacités) ce qui est symbolisé par ses ailes et sa vitesse (sa marque de beauté est un éclaire multicolore rouge-jaune-bleu sortant d’un nuage blanc).

APPLEJACK, elle, est une arboricultrice fruitière : elle porte toujours un chapeau de cow-boy, parle comme un cow-boy et s’occupe de la cuisine et du travail de la ferme. En fait, on découvre au fur et à mesure que c'est elle qui dirige sa famille. Bien que son travail soit au centre de sa vie (l'importance de la Ferme de la Douce Pomme constitue l'intrigue de plusieurs épisodes), il reste son moyen d'indépendance et la ponette devient donc une figure qui s'oppose au modèle patriarcal.

Contrairement à APPLEJACKPINKIE PIE ne vit que pour le loisir. Je ne sais pas vraiment quoi dire d'elle (mis à part qu'il s'agit de mon personnage préféré). Passons (si vos connaissances en MLP peuvent compléter cet article, faites-vous plaisir)

Lorsque j'ai commencé à écrire cet article, je pensais que RARITY et FLUTTERSHY seraient les ponettes qui me poseraient problème par rapport à la thématique abordée (mais je crois que j'ai été influencée par mes propres sentiments vis à vis d'elles) : les héroïnes modernes. Pourtant, en y réfléchissant, même si RARITY est la ponette la plus coquette du groupe avec son goût immodéré pour le luxe, on peut la voir comme une business woman moderne et indépendante. En effet, dans certains épisodes, elle ira même jusqu'à faire passer sa carrière avant ses amies et sa famille. 

Quant à FLUTTERSHY, même si elle apparaît comme une ponette peureuse et timide, on apprend qu'elle a délaissé son rôle de pégase pour vivre en tant que poney terrestre afin de faire ce qu'elle désirait vraiment. Ca revient à laisser tomber sa carrière ultra branchée pour aller élever des chèvres dans le Larzac à Équestria !

Mi-humaine mi-Pinkie Pie

Enfin, comme un vrai groupe de féministes, elles savent s'unir pour 『se défendre』. 
Comment ? Grâce aux éléments d'harmonie (ouais... C'est bo).
De qui ? (me demanderont ceux qui n'ont pas vu la série) On peut recenser plusieurs ennemis au fil des épisodes mais l'important n'est pas là. L'important se situe dans le fait que la série tourne autour de l'amitié et des pouvoirs qu'elle donne aux héroïnes lorsqu'elles s'unissent. Aucun des épisodes ne tourne autour d'une intrigue amoureuse* et aucune de ces ponettes n'est mariée/fiancée/engagée.

En fait, on peut remarquer, surtout dans les premiers épisodes, un rejet des personnages masculins (sauf Spike, mais c'est une autre histoire**) : 
➜ d'un côté, la souveraine d'Equestria est mise en avant (ainsi que l'héroïne et ses amies) ;
➜ d'un autre, les premiers poneys mâles à apparaître ne servent qu'au transport (des poneys tirés des poneys -ou la possibilité d'une boucle infinie) et ne parlent pas. Le personnage masculin le plus récurrent, McIntosh, le frère de Applejack, ne se contente que de dire "eeyup" ou "nnope".  

En fait, dès le troisième épisode, les Princesses (toutes célibataires sauf une -s02) incarneront le bien tandis que plusieurs figures masculines vont représenter le mal. On peut les considérer comme des alter ego des Princesses car ils ont pour nom/titre : roi Sombra***, Lord Tirek**** et Prince Blueblood (le bellâtre)*****.

* à trois exceptions faites (de mémoire).
** Cf. deuxième article.
*** roi Sombra : ancien dirigeant et tyran de l'empire de Cristal et principal antagoniste de la saison 3. 
**** Lord Tirek : centaure mâle et le principal antagoniste de la saison 4. 
***** Prince Blueblood : oui, enfin un Prince, il passera cependant du fantasme à personnage à fuir dans La Meilleure Nuit de tous les temps, le dernier épisode de la s01.


Le poney est donc exclu de l'univers de My Little Pony, faisant des héroïnes des Princesses sans Princes. Les personnages quittent l'image « des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates » sans retomber dans celle de la mère* (c'est un dessin-animé pour enfants tout de même) ou de l'enfant : les héroïnes sont des ponettes accomplies, chacune à leur manière, qui proposent différents modèles mais auxquels elles ne se cantonnent pas : Pinkie Pie doit devenir responsable  dans le 13x2, Fluttershy fait face à ses responsabilités de Pégase dans le 22x2, etc. Bref, dans leur difficultés, elles « gagn[ent] le droit à l’inélégance ».

* la maternité n'est presque pas présente dans MLP, à peine évoquée dans un épisode : on voit rarement des parents ou des bébés.

Dans ma lancée, j'aurai pu aborder la question du rejet du genre social déterminé (via Applejack et Rarity ou encore les autres personnages secondaires), de la monarchie (mais quelle est donc cette fascination pour la monarchie ?!), de la boucle temporel (c'était ton destin !),... mais mon blog n'est pas entièrement consacrer à MLP. Par contre, je vous invite à lire Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike (bientôt dans vos librairies) ainsi que mon article sur les Totally Spies! (ou la tragédie du point de vue des Dieux) : WOOHP ou mont Olympe ?

lundi 24 août 2015

Notre société va-t-elle vers la tapettisation ?

Oui. OMG ! Comment j'ai pourri le Groove de l'Empereur je vous ai spoilé la fin de l'article ! 
Je faisais des recherches sur le féminisme (pour mon article Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike) lorsque je suis tombée sur une vidéo intitulée : "Féminisme et tapettisation" (j'ai dû lire la description de la vidéo pour être sûre de comprendre). 
Note pour vous : toujours attendre avant de juger un article à son titre (sauf en cas d'attaque de zombies : n'attendez jamais, le mouvement c'est la vie). 

« La tapettisaquoi ? »

Non, la tapettisation [n°1] n'est pas un virus quelconque qui vous forcerait à applaudir jour et nuit jusqu'à ce que mort s'en suive (inflammation des mains - amputation à la hache* dans un cabane trop glauque - infection - mort dans d'atroces souffrances, dans la même cabane**).
Non, la tapettisation [n°6] n'est pas non plus un virus vous forçant à parler jusqu'à ce que votre langue, bien pendue, enfle. Mort par asphyxie.
En fait, suite à des recherches intensives sur www.doctissiboulot.nihil.com, j'ai fini par comprendre que la tapettisation désigne le fait de devenir une tapette. Ceci explique mes nombreuses erreurs car en premier lieu, qu'est-ce qu'une tapette ? Je dois avouer que malgré mon article dédié aux insultes, je n'ai pas de définition précise en tête ! 

# DÉFINITION 
Tapettisation vient de l'ajout du suffixe -isation, qui désigne un changement d'état (marque l'action), au nom "tapette". Tapettisation serait donc une transformation en tapette (ce que nous savions déjà grâce à www.docticiboulot.nihil.com) !
Selon le Larousse : "tapette" désigne, de façon péjoratif, un homme homosexuel. 
Notre question initiale reviendrait donc à :

LA SOCIÉTÉ VA-T-ELLE VERS L'HOMOSEXUALISATION*** ?

Bulk Biceps de MLP

* Se couper les deux mains à la hache... Est-ce seulement possible ?
** Moralité : mais pourquoi vous êtes-vous entêtez dans cette cabane super glauque ?!
*** Homosexualisation : je pensais que le terme n'existait (mon correcteur d'orthographe est d'accord avec moi) pas mais internet est formidable.

Mais pourquoi avoir utilisé le mot "tapette" plutôt qu'"homosexuel" ?

# KOPPA MENE L’ENQUÊTE : 
- Notre premier indice vient de l'effet recherché : "tapette" est directement lié à un vocabulaire vulgaire et péjoratif tant dis qu'homosexuel est neutre. Mais ne peut-on pas penser qu'un abonné de www.doctissiboulot.nihil.com considérera "homosexuel" comme étant déjà une insulte ? Ce premier indice ne tient donc pas vraiment la route. 
- Notre deuxième indice réside dans la valeur donnée au mot "tapette". En effet, nous avons noté que cette insulte s'adresse particulièrement aux hommes et de façon péjorative. Par expérience, je sais que l'insulte fuse généralement après un effort physique raté (ou quelque chose y ressemblant, ou n'importe quoi en fait ! "Tapette" semble être l'insulte par excellence remplaçant le "fillette" traditionnel*). Il y a donc une remise en cause de leur force physique donc de leur virilité. 

# DÉEFINITION :
Selon Cnrtl, la virilité désigne : 
→ « Ensemble des attributs, des caractères physiques de l'homme adulte » = énergie et courage ; 
→ « Ensemble des qualités (fermeté, courage, force, vigueur, etc.) culturellement attribuées à l'homme adulte » = caractère masculin (note : il faut donc être machiste pour utiliser l'insulte "tapette" puisque ce qui n'a pas caractère masculin est par déduction féminin -or "tapette", se rapprochant du féminin, est une insulte*) ;
→ « Ensemble des attributs virils, sexe masculin » = capacité d'engendrer. 
Le Larousse est plus concis mais Cnrtl est tellement plus drôle !

# L'ENQUÊTE CONTINUE : 
Le modèle tapette s'opposerait donc à l'homme viril, au vrai. 
Mais réfléchissons : ce modèle "homme viril" ne s'est pas construit par rapport au modèle "homme tapette" mais par rapport à un modèle féminin. "L'homme viril" est le contraire du modèle "femme ultra féminine" (je ne connais d'équivalent féminin à "viril" alors "ultra" fera l'affaire). Or, ce modèle de "femme ultra féminine" n'est-il pas désuet ?
Le modèle "homme viril" étant le reflet masculin du modèle "femme ultra féminine" (dans une société machiste), le déclin de l'un devrait entraîner la disparition de l'autre.
Finalement, plus qu'une question d'orientation sexuelle, les conservateurs s'inquiètent pour la survie de deux espèces périmées**. 

* Remplacer "fillette" par "tapette" : est-ce une sorte de conscience féministe ratée ou juste un effet de mode ?
** "Périmés" : je cherchais un synonyme de "désuet" mais Cnrtl m'a sorti une perle !
*** Bulk Biceps : est un très gentil personnage dans MLP. Je m'en voudrais presque d'avoir utilisé son image pour cet article.

Bulk Biceps*** de MLP

# NOTRE SOCIETE VA-T-ELLE VERS LA "TAPETTISATION" ?
Oui (enfin, je l'espère), si l'on réfléchit comme des conservateurs qui ne relient pas forcement le terme "tapette" à celui d'"homosexuel" mais plutôt à une idée de "dévirilisation (machiste)" (cf. Hélène Périvier : « Notre modèle social actuel, c’est M. Gagne-pain et Mme Au Foyer »). 
Non, si l'on reconnait que tapette est une insulte désignant les homosexuels. Y a-t-il plus d'homosexuels aujourd'hui qu'avant ? Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un phénomène de mode. 

# LA "TAPETTISATION" EST-ELLE UNE BONNE CHOSE ?
Oui, si l'on considère que si les conservateurs d'un genre dépassé ne sont pas contents par la tournure que prend les choses... c'est que nous sommes sur la bonne voie !
Non, parce qu'utiliser le mauvais terme (une insulte de surcroît) pour décrire un phénomène de société est une erreur (cf. erreur : qui vient de l'ignorance).